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Kibera située sur des terres gouvernementales, elle est devenue « terrain illégal » et ne rentre pas dans le budget de Nairobi pour les services publics. Kibera se trouve à 7km du Central Business de Nairobi et se compose de 12 villages, tous différents en terme de population, de taille, topographie, culture, ethnies, et religions.
Le bidonville est partout tiraillé par les mêmes problèmes sanitaires, économiques et environnementaux. Les maisons sont construites là où il reste de la place, aléatoirement, sans suite ni disposition logique entre elles. Les rares bénéficiaires d’une adresse postale sont les organisations et autres associations, adresses qui sont évidemment enregistrées au nom de Nairobi, bénéficiant d’un code postal spécifique. Les adresses physiques, elles, n’existent pas.
Les maisons se résument généralement à une simple chambre. Les murs sont faits de boue, souvent sans plâtre, les toits sont en fer. La plupart des « planchers » sont à même la terre, engendrant des problèmes évidents d’insalubrité.
Outre les maisons, les rues sont également un problème conséquent pour les habitants de Kibera de part leur étroitesse et leur forme. Pierres, trous, ordures et autres débris jonchent des rues étroites de surcroît, les rendant totalement impraticables par les véhicules. Les conséquences peuvent être dramatiques, notamment lorsqu’un habitant doit être transporté d’urgence à l’hôpital. Idem lorsqu’un incendie se propage, il est toujours difficile pour les équipes d’interventions d’arriver sur les lieux. Les canaux d’irrigation ouverts, tranchées creusées dans la terre le long de chaque rue, sont propres à Kibera. Les ordures et les eaux usées se retrouvent dans ces tranchées, creusés aux pieds des maisons, et les détritus s’accumulent parfois au point de bloquer l’irrigation. Ces canaux, en plus de l’odeur pestilentielle qu’ils dégagent, sont porteurs de nombreuses bactéries dangereuses pour les habitants.
Derrière ces problèmes d’irrigation, Kibera souffre également d’un manque d’accès à l’eau courante, aux installations sanitaires, à l’éducation, à la santé, et à l’électricité. Par-dessus tout, les habitants sont atteints psychologiquement du fait que les structures ont été construites temporairement.
Reste le problème du SIDA qui touche Kibera au même titre que l’Afrique. Selon MSF, au moins 15% des habitants seraient infectés. Ce taux pourrait être bien plus important du fait que les nourrissons ne subissent pas de test. Les victimes principales sont les jeunes, ainsi que les parents et leurs enfants.
Les familles souffrent de ce fléau plus qu’ailleurs du fait que les enfants assistent impuissants à la longue et lente détérioration de leurs parents. Enfants qui, pour certains, sont eux-même contaminé et qui ne recoivent aucun soin.
L’ensemble de ces problèmes ont amené les jeunes de Kibera à mettre en place des initiatives comme SHOFCO.
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